🥚L’omelette à L’aillet 2026
Au Club Photo Arésien, l’omelette à l’aillet n’est pas seulement un plat : c’est un geste transmis, un parfum de printemps, un moment où l’on se retrouve comme on l’a toujours fait. L’édition 2026 s’inscrit dans cette lignée gasconne faite de convivialité et de générosité.
Préparée à la manière d’antan, avec l’aillet frais du pays et les œufs battus dans la bonne humeur. Fidèles à l’esprit de partage qui caractérise notre région, chacun vient avec ce qu’il aime préparer : un bon pâté maison, des entrées variées, sans oublier le pain et le fromage, des boissons pour trinquer ensemble, et bien sûr une farandole de délicieux desserts qui font briller les yeux autant que les papilles.
C’est cette générosité collective qui donne à la fête son âme et son parfum unique.
Ici, pas de chichis : juste le plaisir d’être ensemble, de savourer une tradition chère à notre club et de célébrer ce qui fait l’âme de notre territoire. L’omelette rassemble notre petit groupe de photographes amateurs. On y vient pour savourer et échanger dans la bonne humeur.
📜 “chronique du village”
Avant de tourner la dernière page de notre Omelette 2026, permettez-moi d’ouvrir une parenthèse, une petite histoire qui s’inscrit dans la grande mémoire d’Arès. Nos traditions ne naissent jamais par hasard : elles sont le fruit de vies, de gestes, de convictions et parfois de destins singuliers.
L’une de ces vies, discrète mais essentielle, mérite d’être racontée aujourd’hui…
🌿 L’histoire de Jeanne, l’Arésienne qui ne manquait jamais l’aillet
On raconte qu’autrefois, à Arès, vivait Jeanne Larrieu, une femme discrète mais connue de tous pour son rire clair et son panier d’osier qu’elle emportait partout. Chaque 1er mai, avant même que les cloches ne sonnent, elle quittait sa petite maison près du port ostréicole pour aller chercher l’aillet tout frais, encore perlé de rosée.
Pour Jeanne, l’aillet n’était pas seulement une tradition. C’était un souvenir d’enfance, un geste qu’elle tenait de sa mère, qui elle-même le tenait de sa grand-mère. Elle disait toujours :
« Tant qu’on partage l’aillet, on partage le printemps. »
Les enfants du village l’attendaient au coin de la rue : elle offrait une tige à chacun, en leur expliquant qu’il fallait la croquer d’un coup, sans grimacer, pour que l’année soit douce. Les anciens, eux, savaient qu’elle préparait ce jour-là une omelette qui embaumait toute la ruelle — une odeur simple, verte, joyeuse.
Avec le temps, Jeanne est partie, comme partent les figures tranquilles qui ont fait la vie d’un village sans jamais chercher à briller. Mais chaque 1er mai, certains Arésiens affirment encore sentir, au détour d’un jardin ou d’un marché, un parfum d’aillet qui semble venir de plus loin que la saison. Comme si Jeanne, fidèle à sa coutume, revenait discrètement rappeler que les traditions ne meurent jamais tant qu’on les raconte.








































Interessante l’histoire de Jeanne ! Les nouveaux humains ne prennent plus le temps de partager ces moments qui se gravent dans les villages !!!
L’aillet nous l’avons eu dans nos assiettes.
Des omelettes avec ou sans , elles étaient bien bonnes ! nos cheffes aux fourneaux se sont décarcassées pour que tous les convives soient servis dans les meilleurs délais !!!
Merciiii pour toutes les victuailles apportées par tous .
Merciiii pour les photos de cet incontournable instant annuel … l’omelette Pascale.
Bravo Géraldine pour la mise en bouche …